Pied droit d'une statue colossale d'un empereur cuirassé

Pied droit d'une statue colossale d'un empereur cuirassé

Pied droit d'une statue colossale d'un empereur cuirassé

Bronze antique gréco-romain
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Origine et date: 
Antiquités grecques, étrusques et romaines
C2RMF65983


vers 75 - 125, antiquité romaine, Empire (-27/305)
Europe, France, Auvergne, Clermont-Ferrand
fonte à la cire perdue / dorure
Artiste(s): 

Pièce découverte dans le cadre d'une intervention archéologique réalisée dans le sud de l'agglomération antique d'Augustonemetum en 2007 ; ce pied appartenait à une statue colossale d'environ 3,50 mètres.

L’objet se compose de sept fragments partiellement jointifs constituant le pied droit (lacunaire) d’une statue monumentale d’empereur romain en bronze, chaussé d’une botte lacée décorée de rinceaux végétaux,de palmettes et d’un aigle formant la sommité de la lanière passant entre le gros orteil et le second orteil.

Il s’agit d’une fonte en creux par la technique de la cire perdue, en ayant recours au procédé dit sur négatif, comme en témoignent les traces du travail de la cire conservées sur la paroi interne du bronze. La radiographie X et l’observation visuelle permettent d’établir que l’on a d’abord fabriqué un pied "nu" en cire. Il faut ici insister sur la régularité et surtout sur la finesse de la paroi métallique (entre 2 et 3 mm d’épaisseur), ce qui distingue le pied de Clermont-Ferrand des autres grands bronzes découverts en Gaule, généralement plus épais. Le pied a ensuite été habillé par un travail de la cire sur positif, pour disposer l’ensemble du décor en relief de la chaussure. Le résultat obtenu est véritablement exceptionnel de netteté et de précision, et les gestes du sculpteur pour la réalisation du système de sangles ou la confection d’une palmette restent parfaitement lisibles.

La qualité de la fonte est elle aussi remarquable, les défauts de fonderie sont très peu nombreux, et ont tous été corrigés avec beaucoup de soin en entaillant la surface du bronze pour la pose de petites plaquettes quadrangulaires, et en prenant la précaution supplémentaire d’appliquer du plomb au revers de ces plaquettes afin de renforcer l’assemblage. De telles attentions sont rarement rencontrées, surtout que dans le cas présent, raffinement suprême, le surplus de plomb a été enlevé au moyen d’une râpe, afin de n’en laisser qu’une fine couche.

 

1/ profil, après intervention, image numérique en lumière réfléchie, couleurs.

2/ profil, après intervention, image numérique en lumière réfléchie, couleurs.

3/ dessus, après intervention, image numérique en lumière réfléchie, couleurs.

4/ dessus face, après intervention, image numérique en lumière réfléchie, couleurs.

5/ derrière, après intervention, image numérique en lumière réfléchie, couleurs.

6/ dessus, après intervention, image numérique en lumière réfléchie, couleurs.

7/ après intervention, image numérique en lumière réfléchie, couleurs.