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Bronze antique gréco-romain

Bronze antique gréco-romain

Bronze antique gréco-romain

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La fabrication des grandes statues de bronze de l’Antiquité gréco-romaine a nécessité la mise au point de procédés complexes et totalement nouveaux, ce qui confère un intérêt particulier à ces objets : à un moment de leur histoire, ils ont été le support privilégié des innovations techniques en métallurgie. Ainsi en est-il du procédé de fonte à la cire perdue en creux et sur négatif, qui permet la reproduction à l’identique d’un modèle, et du soudage par fusion au bronze liquide, qui rend possible la réalisation d’objets métalliques de très grandes dimensions. Par ailleurs, la fabrication des grands bronzes s’étale sur près d’un millénaire, de la fin du VIè s. av. JC au début du Vè s. de notre ère, millénaire au cours duquel ces techniques de fabrication ont évidemment évolué. Le rôle joué par la grande statuaire antique en bronze dans l’histoire des techniques métallurgiques de l’Antiquité est donc majeur, il n’a pourtant été que très peu étudié. De la même façon, une meilleure connaissance de l’évolution de ces techniques est un objectif fondamental, tant dans cette perspective historique que pour pouvoir participer aux discussions sur la datation et l’authentification de ces objets, tâche souvent très difficile car on ne dispose souvent que de critères stylistiques.

Pied droit d'une statue colossale d'un empereur cuirassé

Pièce découverte dans le cadre d'une intervention archéologique réalisée dans le sud de l'agglomération antique d'Augustonemetum en 2007, ce pied appartenait à une statue colossale d'environ 3,50 mètres.
Clermont-Ferrand

Pied droit d'une statue colossale d'un empereur cuirassé
Apollon de Piombino

Depuis sa découverte en 1832, la statue a divisé les spécialistes. L'oeuvre rappelle, par son attitude encore conventionnelle et certaines maladresses sensibles notamment dans la disposition des bras et des jambes par rapport au torse, les courroies de la fin de la période archaïque. Mais la souplesse du modelé du dos, le traitement sec et inorganique de la chevelure à l'arrière, la forme des lettres de l'inscription, le principe inhabituel de la dédicace d'une effigie divine à une autre divinité conduisent à la notion de pastiche archaïsant.

Apollon de Piombino
le Gaulois Captif

Les études du C2RMF ont porté sur deux statues en bronze : un Captif, genou à terre et mains entravées dans le dos, et une Victoire en applique, vêtue d’un chiton ceinturé à la taille et dont la surface était entièrement dorée. Tous deux apportent des éléments inédits sur les techniques de fabrication de la grande statuaire antique en bronze.

le Gaulois Captif
L'enfant à la bulle

La statue de l'enfant à la bulle est conservée dans le département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du Musée du Louvre. Ce bronze est apparu la première fois en Paris en 1809, quand il a été acheté par Louis-Joseph Maurice à la vente de la collection de Pierre-Nicolas Van Hoorn van Vlooswyck.

L'enfant à la bulle
La Victoire

Ce relief en bronze, dont la couverte d’or fait la particularité, représente une Victoire sans ailes dont les bras ont disparu. Vêtue, dans la tradition grecque, d’un chiton ceinturé à la taille maintenu par des boutons d’attache au-dessus des épaules, elle a les bras nus, tandis que la finesse du vêtement laisse deviner les formes et la position du corps.

La Victoire