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LES RESTES HUMAINS PATRIMONIALISÉS

LES RESTES HUMAINS PATRIMONIALISÉS

LES RESTES HUMAINS PATRIMONIALISÉS

Les restes humains patrimonialisés entiers ou fragmentaires représentent une part non négligeable des collections conservées dans les institutions muséales françaises, qu’il s’agisse de muséums ou de musées de beaux-arts et d’archéologie. Les momies égyptiennes sont le plus représentées en terme de quantité, mais quelques momies d’Amérique du Sud ou des squelettes et ossements d'origines diverses (Europe, Afrique, Océanie, etc.) y sont également conservés.

Présents dans les cabinets de curiosité des collectionneurs dès le 16e siècle, les restes humains ont fait l’objet de nombreuses recherches qui revètent peu à peu un aspect scientifique au cours du 19e siècle. L’apport des technologies modernes, soit la radiographie puis le scanner mais aussi les analyses ont aidé à améliorer les connaissances sur les procédés de momification, les pratiques funéraires et les caractéristiques des peuples et individus concernés : pathologie, régime alimentaire, données anthropologiques, etc.

Le musée Anne-de-Beaujeu de Moulins

Le musée Anne-de-Beaujeu de Moulins résulte de la fusion entre le musée municipal et la Société savante locale. Ses collections sont abritées depuis 1910 dans le pavillon Renaissance, vestige de l’ancien château des ducs de Bourbon construit par Anne de France et Pierre de Beaujeu entre 1497 et 1503. Les restaurations et analyses menées au C2RMF s'inscrivent dans le contexte de la mise en place d'une nouvelle muséographie dans les salles d'exposition permanente du musée. Les momies qui étaient conservées en réserve seront exposées dans une salle consacrée à l'Egypte. Le réaménagement doit s'achever en 2015.

Le musée Anne-de-Beaujeu de Moulins
Le musée Joseph-Denais de Beaufort-en-Vallée

Le musée Joseph-Denais de Beaufort-en-Vallée conserve dans ses collections une momie ptolémaïque et un corps desséché copte qui a été restaurée dans les ateliers du C2RMF. Le musée a fait l'objet d'une rénovation complète pendant quatre ans et a réouvert en 2011. La mise en place de cette nouvelle scénographie a été l'occasion de mener un chantier des collections et de restaurer les deux momies conservées.

Le musée Joseph-Denais de Beaufort-en-Vallée
Momie de Rueil-Malmaison

La momie de Rueil-Malmaison est arrivée dns les collections du musée municipal en 2001 dans des conditions "inédites". Elle a été retrouvée dans les encombrants de la ville par des employés municipaux, accompagnée de son cercueil. Une radio et un scanner ont été effectués à l'hôpital Bégin, qui ont permis d'observer la dentition, l'état de conservation, la technique de momification. Cet ensemble a ensuite été conservé dans les réserves du musée qui garantissent un contrôle du climat. Une boîte en bois a été réalisée spécialement pour la momie par les ateliers municipaux afin d'assurer sa bonne conservation.
Suite à la visite du Département des Antiquités Egyptiennes du Louvre en 2012, le C2RMF a été sollicité afin d'apporter son aide et ses conseils afin de programmer la restauration de cette momie et de son cercueil. Son état de conservation nécessitait une restauration pour assurer une bonne conservation. A terme, la momie et son cercueil doivent intégrer un nouvel espace d'exposition dans le musée.

Momie Rueil-Malmaison
Palais des Beaux Arts de Lille

Cette momie d’enfant d’époque romaine s'inscrit dans le projet Antinoé, qui s'intéresse aux oeuvres coptes issues des fouilles du site d'Antinoé. Ce projet était porté par le Service du Récolement des Dépôts Antiques et des Arts de l'Islam (SRDAI) du musée du Louvre en collaboration avec le Département des Antiquités Egyptiennes.

Palais des Beaux Arts de Lille
Muséum d’histoire naturelle de Nantes

Cette momie de femme qui a été rapportée d’Egypte par Frédéric Cailliaud à la suite de son premier voyage en Egypte en 1818 a été restaurée pour être présentée ponctuellement, notamment à l'occasion de l'exposition consacrée à son découvreur.

Muséum d’histoire naturelle de Nantes